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International

Mexico

Mexico faces a problem with clandestine emigration to the United States. MdM’s work aims to promote the right to health for migrants and the indigenous population.


Au Mexique, le projet de soutien aux communautés indiennes de la zone de Los Altos a été prolongé de six mois pour permettre sa fermeture dans les meilleures conditions possibles.

Ce programme emblématique, sur lequel l’association a travaillé pendant plus de dix ans, avait pour but d’appuyer la mise en place d’un système de soins autonome dans l’État du Chiapas. La passation de témoin aux mains des partenaires locaux, c’est-à-dire des représentants du mouvement zapatiste et du mouvement indien Las Abejas, est prévue pour juin 2010.
Finalement, ce système de santé a trouvé son autonomie pour tous les soins de santé primaires. Il représente aujourd’hui 400 promoteurs de santé qui font fonctionner 11 microcliniques et 40 postes de santé. Ceux-ci assurent la vaccination de tous les enfants de moins de 5 ans et des femmes enceintes, ainsi que le dépistage et le suivi des maladies transmissibles comme la tuberculose.
Ce système prône l’autogestion et prévoit une référence au système public de l’État mexicain au-delà de ces soins.

Juin 2010


Être là où se trouvent les migrants

Catherine Legras, Journal destiné aux donateurs, n°92, septembre 2008

MIGRANTS/ La frontière entre le Mexique et les États-Unis est un point de passage pour des milliers de migrants. MdM est présent à Tijuana et Mexicali afin d’améliorer leur situation sanitaire.

La migration est un facteur de vulnérabilité pour la santé. Les dangers du processus de migration fragilisent les individus physiquement et psychologiquement. Leur mobilité permanente ne leur permet pas toujours d'accéder aux soins nécessaires.

À ces conditions déjà difficiles s’ajoutent la discrimination et la violence dont les migrants font l’objet tout au long de leur parcours. Selon les autorités mexicaines, entre 300 000 et 900 000 personnes tentent de passer chaque année aux États-Unis. En 2006, on comptait 514 000 expulsions vers le Mexique.

Notre association est présente à Tijuana et à Mexicali depuis 2005, dans les auberges pour migrants et les postes d'expulsion à la frontière, afin de faciliter l’accès aux soins et de mettre en place une action de plaidoyer pour promouvoir le droit à la santé de ces migrants.

Assurer un bien-être minimum

Les maladies diagnostiquées sont directement liées aux conditions de vie : séparation de la famille, traversée du désert ou des montagnes, sentiment d’insécurité, stress, anxiété pour le futur. Dans un tel contexte de besoins affectifs et pour résister à diverses situations, certains migrants adoptent des pratiques à risque en terme de conduite sexuelle et de consommation de drogue. Notre objectif est tout d’abord d’assurer des conditions de bien-être minimal, proposer des consultations gratuites et des tests de MST pour ces personnes dont la santé mentale et physique est en danger permanent.

Des consultations médicales et un suivi de la médication en cours doivent être proposés. Nous préconisons également l’application du programme officiel Vete Sano Regresa Sano, lancé en 2001 par le président mexicain Fox, et qui devait renforcer l’information et la prévention en termes de santé des migrants en leur offrant un accès gratuit aux consultations. Il a été stoppé pour des raisons de budget. Une étude menée entre 2006 et 2007 auprès de 1 535 migrants nous a permis de mieux connaître leur situation migratoire et socio-sanitaire. C’est un outil essentiel pour défendre leurs droits et assurer un réel accès à la santé des migrants.

TEMOIGNAGE :
"La principale difficulté de notre intervention est d’être là où se trouvent les migrants car ces derniers ne viendront pas à nous. Ils ont peur des institutions qui ne les aident pas toujours, bien au contraire. Quand un contact est enfin établi, il peut très vite se perdre. Les migrants ne viennent pas à nos rendez-vous ou égarent leurs médicaments. La priorité est avant tout de passer la frontière. Les institutions mexicaines de la santé et dela migration nous permettent de travailler dans les auberges et les postes d’expulsion. Elles participent par la donation de vaccins, de préservatifs, de tests VIH… Nous bénéficions aussi du support de la société civile pour mener des actions de plaidoyer. Le projet doit se terminer fin octobre 2008 et il semblerait que le secrétariat à la Santé de Basse-Californie soit disposé à reprendre nos activités à Tijuana et à Mexicali."

(Photo: Michel Redondo)


Chiapas : Un projet de lutte contre la tuberculose

Catherine Legras, Journal destiné aux donateurs, n°91, juin 2008

MdM Suisse mène une mission de lutte contre la tuberculose auprès des communautés indigènes du Chiapas, s’intégrant dans une politique de santé globale.

Les nombreuses communautés indigènes du Chiapas vivent encore dans des conditions difficiles et précaires. Alors que cette région du Mexique est la plus riche en eau et en hydroélectricité, 36 % des familles vivent sans eau courante, 35 % sans électricité, et la moitié de la population indigène se trouve dans des zones très isolées. Tenues à l’écart du système de santé national mexicain à la suite des événements politiques menés par les zapatistes depuis 1994, certaines communautés du Chiapas ont développé leur propre système de santé autonome. Mais les moyens restent faibles et la population, particulièrement affectée par la tuberculose, ne peut financer les soins nécessaires. Près de 40 % des patients arrêtaient de prendre leurs médicaments avant que Médecins du Monde Suisse ne décide de prendre en charge en 2001 le coût des consultations, des diagnostics et des traitements.

La mission a pu bénéficier du soutien de l’hôpital San Carlos grâce à son laboratoire et à ses 60 lits disponibles. Depuis juillet 2007, cette mission vise à faciliter l’accès aux soins en formant des promoteurs de santé implantés directement dans les communautés indigènes isolées de la forêt Tzeltal. « Nous travaillons dans un contexte bien particulier qui fonctionne sur un mode communautaire, explique le docteur Gabrielle de Torrenté, responsable de mission. Les décisions se prennent de façon concertée suivant l’adage “Diriger en obéissant”. Le processus décisionnel nous paraît donc parfois long mais une fois que la décision est prise, c’est toute la communauté qui se sent engagée. »

Les 300 promoteurs de santé formés par MdM sont volontaires. Ils sont aidés par des techniciens de laboratoire responsables du diagnostic de la maladie. La mission des promoteurs est de contacter les populations, de les sensibiliser aux soins, de prendre en charge les malades et de renforcer l’action communautaire de lutte contre la tuberculose.
« Cette mission axée sur la tuberculose s’intègre dans un programme de santé global, ajoute le docteur Gabrielle de Torrenté.  Travailler avec des partenaires locaux, associations et institutions, est donc essentiel pour sensibiliser plus largement les communautés indigènes et les autorités sanitaires sur les problèmes de santé et la prévention. »

Le message sera étendu très prochainement grâce à une campagne médiatique relayée par la radio, des posters et d’autres supports visuels.


MdM is helping to improve access to the health system both for the indigenous communities—who face perilous life conditions and find themselves isolated, partly because of their political resistance towards the government—and also for the migrant populations in the south of Chiapas State, where migration flows are most significant. MdM responds to the needs expressed by these communities, whilst respecting their rights.


Promoting the right to health for indigenous populations.

Los Altos zone, Chiapas - Long term


ACTIVITIES

MdM supported the Tzotzil, Tzeltal, Tojolabal and Chol indigenous populations in sustaining the autonomy of their health system. MdM also organised training for local health representatives in order to better manage health problems. Responsibility for primary healthcare has been taken up by the health promoters, and particular attention has been paid to integrating women into these activities. In addition, advocacy action has taken place to make the state authorities aware of the rights of these communities.


RESULTS

147 trainers and 1,209 health promoters were trained, 72 workshops on the health system and the right to health were organised over three years.


OUTLOOK

These activities driven by MdM haves enabled the consolidation of a true right to health, with the project taken forward by local actors and the very people who benefit. A new project will start up in the same State. It aims to promote the right to health for migrant women, female sex workers and domestic workers.

  Life expectancy : 76.7 yrs
IDH : 0.750; ; rang : 56/169 *

Population 
Beneficiaries : 1,356 (direct)

Target :44 879

Personnel

Local :6

Expatriate : 2

Co-ordinators :
Programme : Flavia Stea, Frédérique Carrie
Field : Carlos Escobar
HQ : Ernesto Herrera

 Budget 2010: €163,993

Funding : Europaid, MdM



Promoting access to sexual and reproductive health for migrant women, female sex workers and domestic workers

Tapachula, Chiapas - Long term


ACTIVITIES

This new project intends to improve access to care and education on sexual and reproductive health for women working in the sex trade and female employees in the home, in Tapachula and Huixtla. MdM will set up training workshops to raise awareness of sexual and reproductive health, and to help women understand their rights to access the Mexican health system. MdM will also carry out awareness-raising and lobbying among medical personnel and local authorities about violence against women, which will ultimately make medical care and adequate legal support possible for women affected by violence.


OUTLOOK

The project will start in 2011. The activities mentioned will be put in place, as well as partnerships with the Ministry of Health and local NGOs.

  Life expectancy : 76.7 yrs
IDH : 0.750; ; rang : 56/169 *

Population 

Target :2,000

Personnel

Local :2

Expatriate : 1

Co-ordinators :
Programme : Flavia Stea, Frédérique Carrie
Field : Carlos Escobar
HQ : Ernesto Herrera

 Budget 2010: €37,593

Funding : Europaid, MdM


November 2011


* Source : unpd 2010